Les artistes de Bonnet-Abelin Gallery

Bonnet-Abelin Gallery défend une peinture issue du graffiti, de la figuration libre, de l'expressionnisme et du Pop Art. La galerie présente à Lyon et à Genève des figures historiques de ces mouvements aux côtés d'artistes vivants dont elle accompagne le parcours. Chaque nom ci-dessous mène à une notice biographique et aux œuvres actuellement disponibles.

JonOne

Né à Harlem en 1963, John Andrew Perello a commencé par peindre les rames du métro new-yorkais avant de s'installer à Paris en 1987. Sa peinture, où le lettrage se dissout dans une abstraction saturée de couleur, en a fait l'un des artistes vivants les plus cotés issus du graffiti. Bonnet-Abelin Gallery lui consacre un solo show du 17 septembre au 10 octobre 2026.

John « Crash » Matos

Figure du graffiti new-yorkais depuis la fin des années 1970, Crash a été l'un des premiers writers à faire passer l'écriture du métro à la toile, en y injectant le vocabulaire du comic book — aplats de couleur franche, cadrages éclatés, onomatopées. Son œuvre figure dans des collections publiques internationales.

Richard Hambleton

Auteur des Shadowmen, ces silhouettes noires surgies sur les murs de New York au début des années 1980, Hambleton formait avec Jean-Michel Basquiat et Keith Haring le trio de la scène East Village. Son œuvre, longtemps restée dans l'ombre des deux autres, fait l'objet d'une réévaluation continue depuis sa mort en 2017.

Aboudia

Né à Abidjan en 1983, Aboudia Abdoulaye Diarrassouba peint la rue ivoirienne et ses enfants — les nouchis — dans une matière dense où se superposent craie, acrylique et fragments de journaux. Devenu l'un des artistes africains les plus recherchés du marché international, il sera exposé à Bonnet-Abelin Gallery en octobre 2026.

Jean-Marc Calvet

Peintre autodidacte venu à la peinture au Nicaragua, Calvet remplit ses toiles jusqu'au bord de créatures enchevêtrées qui se lisent comme des cartes mentales. Bonnet-Abelin Gallery lui a consacré deux expositions personnelles, en avril 2024 et en juin 2025.

Goin

Depuis 1999, l'artiste français Goin met une technique de pochoir impeccable au service d'un propos politique frontal — guerre, corruption, surveillance, domination économique. Il détourne icônes et slogans avec une réactivité à l'actualité qui distingue son travail dans un champ souvent plus décoratif.

FenX

Formé dans le graffiti francilien des années 1990, FenX a abandonné le lettrage pour la figure et construit un pop art précis et sensuel — aplats impeccables, cadrages de bande dessinée, héroïnes à la lisière du manga et de la publicité vintage, exécutés à l'acrylique sur lin. Bonnet-Abelin Gallery lui consacre sa première exposition personnelle lyonnaise en novembre 2026.

Robert Combas

Cofondateur de la Figuration libre au début des années 1980 avec Hervé Di Rosa, Combas a imposé une peinture narrative, bavarde et joyeusement irrévérencieuse, nourrie de rock, de bande dessinée et d'imagerie populaire. Il est l'un des artistes français les plus exposés de sa génération.

Ben

Benjamin Vautier, dit Ben (Naples, 1935 — Nice, 2024), a fait de l'écriture manuscrite blanche sur fond noir une signature reconnaissable entre toutes. Rattaché à Fluxus dans les années 1960, proche de la Figuration libre ensuite, il a passé soixante ans à interroger le statut de l'art par la phrase, l'humour et la provocation.

Banksy

L'artiste britannique anonyme est devenu le nom le plus connu de l'art urbain mondial. Bonnet-Abelin Gallery propose des éditions et sérigraphies documentées, accompagnées de leur provenance.

Cyril Kongo

Cyril Phan, dit Kongo, né en 1969, est un graffeur autodidacte parisien devenu une figure internationale du mouvement, notamment au sein du collectif MAC Crew. Plus de vingt ans de pratique l'ont mené vers une peinture à la bombe d'une grande densité chromatique, qui affirme le graffiti comme un art à part entière.

Quik

Lin Felton, dit Quik, né en 1958 dans le Queens, commence à peindre les rames du métro new-yorkais au début des années 1970. Il appartient à cette première génération de writers passée dans les galeries dès les années 1980 sans rien céder de l'insolence de la rue : lettrages, personnages et commentaires ironiques sur la société et la politique.

Gérard Zlotykamien

Considéré comme le premier graffeur européen, Zlotykamien trace depuis 1963 ses Éphémères — des silhouettes humaines fantomatiques — sur les murs voués à la démolition. Une œuvre née bien avant que le mot « street art » n'existe.

Voir les œuvres

Les œuvres disponibles sont présentées en prix sur demande. Pour les voir, prendre rendez-vous à la galerie de Lyon, au 36 avenue Foch dans le 6e arrondissement, ou à Genève : contactez la galerie ou écrivez à contact@galeriebonnetabelin.com.